Les eaux parasites :

 

Le problème des eaux parasites :

Malheureusement, nous constatons et sommes convaincus que de trop nombreuses eaux parasites sont évacuées dans notre réseau d’assainissement.

 

Ceci a pour conséquence fâcheuse de faire fonctionner anormalement et d’une manière disproportionnée les pompes de relevage de la commune pendant et après les épisodes pluvieux.

 

D’autre-part, notre station d’épuration, recevant pendant ces périodes beaucoup trop d’eau claire, le processus de l’assainissement naturel ne peut s’effectuer correctement, refoulant ainsi dans la Brenne une eau insuffisamment assainie. Ce qui explique également les émanations d’odeurs désagréables dans les environs de la station.

 

Cette situation n’est plus tolérable et malheureusement engendre non seulement une pollution de l’environnement mais  aussi a des répercussions financières loin d’être négligeables sur la commune.

Face à cet état de fait, nous rappelons à chaque concitoyen le devoir et l’obligation de gérer correctement l’évacuation de ses eaux pluviales.

Par conséquent, nous vous demandons de bien vouloir vous assurer du bon raccordement de vos eaux pluviales (gouttières, caniveaux etc.) distinctement du réseau d’assainissement.

Réseaux d’assainissement : la traque aux eaux parasites

La réduction des eaux dites parasites dans le réseau d'assainissement est un enjeu majeur pour les collectivités locales. Veolia Eau développe des solutions pratiques et innovantes à leur service, déjà mises en œuvre en Bretagne et Pays de la Loire.

Les réseaux d’assainissement constituent le premier poste de valeur patrimoniale pour de nombreuses collectivités locales. En France, le sous-sol regorge de près de 400 000 km de canalisations, dont 100 000 en unitaire, 200 000 en eaux usées, et près de 100 000 en pluvial*. Dans ce dédale, la réduction des eaux parasites dans les réseaux (celles qui n’ont pas théoriquement à y être… et qui surchargent les stations d’épuration) est une priorité.

C’est dans cet esprit que Veolia Eau a mis au point des outils innovants pour apporter des solutions éprouvées à ses clients :

- des outils de localisation (ou de sectorisation) des zones fortement soumises aux eaux parasites (par temps sec avec intrusion des nappes, par temps de pluie avec des mauvais branchements), débouchant sur des propositions de réhabilitation adaptées aux problématiques. À titre d’exemple, un dispositif particulièrement innovant et déjà testé avec succès en banlieue de Rennes (35) : un "buzzer" est mis en place dans le collecteur d’assainissement et la transmission (ou non) du bruit dans les différentes canalisations d’évacuation est réalisée à la place du système traditionnel de coloration de l’eau.

- des outils de surveillance et de calcul, à la fois du taux de collecte mais aussi des volumes et charges déversées. Autrement dit, il s’agit d'un diagnostic permanent et d’auto-surveillance réseau, intégrant des nouvelles technologies de mesure. Le réseau de Pornic (44) est actuellement en cours d’équipement de surveillance des surverses des postes de refoulement. Une surveillance du débit, mais aussi de la turbidité d’un réseau en théorie "pluvial", avec de la métrologie innovante est également en cours de validation.

- les outils de recherche et de sectorisation des sources de pollution transitant dans les réseaux. Toute une gamme de capteurs robustes a été mise au point. Il s'agit d'accumuler la pollution sur un support savamment choisi et plongé dans les eaux usées, qui permettra bientôt d’analyser des polluants tels que les HAP ou autres micro-polluants… La fameuse "pieuvre" pour traquer les micro-polluants aura bientôt des collègues…