Vous avez trouvé un animal sauvage ?

 

Oiseau ou petit mammifère trouvé ?

Le printemps de retour, il arrive parfois de trouver un oiseau tombé du nid... Tout animal sauvage en péril possède de faibles chances de pouvoir survivre, sans l'aide de l'homme. Sachez qu'à Neuville, un rapatrieur bénévole propose ses services à l'association Sauve qui Plume pour donner une chance à ces animaux trouvés, soignés, nourris puis remis en liberté après une période d'adaptation en volière ou parc. Si vous trouvez un jour l'un d'entre-eux, avant de le ramasser, voici quelques premiers conseils :

Contact Sauve qui plume : 

HENIN Frédéric

Rapatrieur bénévole

       0648148690

 

Mail : frederic.henin37@orange.fr

Conduite à tenir face à un animal en difficulté



Les oisillons tombés du nid :

Si l'oisillon est encore aveugle et dépourvu de toute plume, donc né très récemment, le fait de se retrouver à terre peut signifier que : 
– l'oisillon est malade ou reconnu comme non viable par les parents qui l'ont rejeté ; 
– l'oisillon est tombé d'un nid déstabilisé par le vent ou l'attaque d'un prédateur. 
Dans le premier cas, il n'y a malheureusement rien à faire. Dans le second, on peut tenter de remettre le nid en place et l'oisillon dedans en espérant que les parents reviendront s'occuper de lui. 

Si l'oisillon est plus ou moins pourvu de plumes (cas fréquent des chouettes, hiboux, merles, grives…), il n'est vraisemblablement pas abandonné. Les poussins de ces espèces ont l'habitude de sortir prématurément du nid et de se retrouver à terre. Dans ce cas, éviter d'intervenir mais surveiller la suite des événements. Les parents ne sont sûrement pas loin et vont venir nourrir leur progéniture. Tout au plus peut-on essayer de remettre l'oisillon sur une branche pour éviter qu'il ne périsse prématurément sous la dent ou le bec d'un prédateur. 

Si rien ne se passe au bout de quelques heures, récupérer l'oiseau. Dans le cas de rapaces nocturnes, prévenir sans tarder le centre de soins. Pour de plus petites espèces, essayer de le nourrir. 

Les animaux blessés :

1. Capturer l'animal
S'il se débat, l'immobiliser en jetant sur lui un vêtement, une couverture. Le saisir précautionneusement (pour éviter d'aggraver la blessure) mais fermement (pour qu'il ne débatte pas). Se munir de gants si l'on en a à disposition. Attention aux animaux suivants :
– les rapaces qui peuvent blesser avec leurs serres et leur bec ; 
– les hérons dont le bec est un véritable poignard ; 
– les petits mammifères qui peuvent mordre (se méfier de la rage). 

2. Conditionner l'animal 
Le placer dans une caisse en carton adaptée à son gabarit (éviter le faucon crécerelle dans la boîte à chaussures ou la tourterelle dans l'emballage du téléviseur !). Ainsi placé dans le noir, l'animal va se calmer. Percer les côtés de cette caisse de petits trous pour que l'air puisse circuler à l'intérieur. Placer au fond de la caisse deux ou trois épaisseurs de papier journal qui absorberont les déjections et protégeront le sol. Refermer solidement la caisse pour que l'animal n'en sorte pas, surtout s'il est vigoureux. 
Dans le cas de mammifères (rongeurs, mustélidés), la caisse en carton ne convient pas. L'animal aura tôt fait d'y percer un trou. Prévoir un conditionnement plus solide. 
Dans tous les cas, proscrire la cage à barreaux ou à grillage dans laquelle l'animal va s'affoler et se blesser davantage. 
En attendant le transfert de l'oiseau, conserver la caisse dans un endroit calme, tempéré et à l'abri des courants d'air. 

3. Intervenir rapidement 
Les chances de survie d'un animal blessé dépendent de deux facteurs : la gravité de la lésion et le temps d'intervention. Il faut savoir que la blessure peut remonter à plusieurs jours et que durant tout ce temps se sont accumulés le stress, la fatigue et la dénutrition. Trois facteurs qui influent sur les capacités de récupération de l'animal. 

4. Quelques conseils supplémentaires 
– L'animal blessé a besoin de calme. Laissez-le dans son carton sans l'exhiber à tout bout de champ. 
– N'essayez ni de le nourrir ni de le faire boire. 
– Ne tentez pas de le soigner vous-même : c'est l'affaire d'un spécialiste, vétérinaire ou responsable de centre U.F.C.S., qui sauront mieux que quiconque ce qu'il convient de faire. Une fracture un tant soit peu mal consolidée et l'oiseau sera handicapé à vie. Un jeune oiseau élevé sans certaines précautions risque d'être imprégné, c'est-à-dire de rester dépendant de la personne qui l'aura nourri. Deux cas fréquents qui rendent impossible le retour de l'oiseau à la vie sauvage. 
– La majorité des espèces animales sont protégées à un titre ou à un autre. Les détenir sans autorisation expose la personne à des poursuites pénales souvent sévères. 
– Si vous devez convoyer un animal protégé blessé vers un centre de soins, informez-en le responsable. À défaut, prévenez la gendarmerie ou la garderie de l'Office national de la chasse. Ainsi vous serez couverts en cas de contrôle et à l'abri de tout tracas. 

 

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L'association Sauve qui plume est une association créée en 2005. Elle a pour mission la sauvegarde de la faune sauvage d'Indre et Loire et de la région Centre, en créant et développant toutes activités visant à assurer la sauvegarde des oiseaux. 

Chaque personne doit connaitre l'existence de cette structure afin de lui acheminer tous les oiseaux et mammifères en péril.


Le centre de soin sera alors plus efficace et aura un impact écologique plus important. 

Sauve qui Plume accueille et soigne les oiseaux et les petits mammifères incapables, momentanément, de pourvoir à leur survie, dans le but de les réinsérer dans leur milieu naturel.


Les membres de l'association et les bénévoles, informent toutes les personnes leur ayant déposés des oiseaux ou des mammifères, des soins prodigués et du "devenir" de l'animal. 

Elle dispose aujourd'hui de 7 volières de 9 mètres et une volière de 25 mètres de longueur chacune et d'un certain nombre de box pour l'accueil provisoire des animaux.

Soutenez la faune sauvage

Les pensionnaires de l'association sont toujours plus nombreux à être recueillis dans le centre de sauvegarde qui doit, lui aussi, s’agrandir avec l'acquisition de nouvelles volières.